ANGOULÊME

En 2007, mon beau diplôme de réalisatrice en poche, me voici donc projetée dans une nouvelle vie. Arrivée fin 2005 à Angoulême pour reprendre mes études, je décide d’y rester. Je le décide  parce qu’on peut très bien faire des films en région, parce que Magélis a pour mission de développer et d’aider les activités liées à l’image et parce que les vieilles pierres de la ville me rassurent tandis que le ciel d’ici me fascine. Voilà ce que je me dis il y a dix ans. Aujourd’hui je regarde dans le rétro et je vois bien que le chemin ressemble moins  à une promenade bucolique  qu’à un parcours du combattant.

Pour faire  un film il faut de l’argent et pour obtenir des aides liées au cinéma il faut présenter ses projets à qui de droit. C’est ce que j’ai fait. Trois fois en dix ans. Voilà. On dira simplement que mes projets documentaires n’ont pas retenu l’attention des financeurs. Au bout de trois refus soit on arrête tout, soit on fait autrement, par exemple on fait un film sans argent. Une fois le film terminé, on se demande alors où on va bien pouvoir le diffuser. En ce moment c’est un peu ma question, je me demande comment je vais bien pouvoir diffuser le film que je viens enfin de terminer et que j’ai commencé il y a trois ans sans argent. « Etre ou ne pas être élu? » c’est sans doute la question du moment, moi c’est le titre de mon film tourné pendant la dernière campagne municipale à Angoulême…mais ça on en reparlera dans un prochain article.

L’avantage de devoir payer son loyer et de ne pas être aidé pour un film, c’est que cela oblige à aller vers des projets et des commandes qu’on aurait à peine regardés dans d’autres circonstances. En 2010 je réponds à un appel d’offre concernant les Mémoires Ouvrières de la Région Poitou-Charentes (Région ALPC). Outre le travail d’entretiens sonores qui m’intéresse, je m’interroge alors sur la façon de faire un portrait vidéo qui se rapproche du documentaire. Comment faire court et sensible à la fois? Ce travail passionnant va durer trois ans et m’ouvrir d’autres perspectives sur le documentaire et la mémoire. Ainsi depuis l’année dernière je réalise aussi pour la  Mairie d’Angoulême des portraits vidéo d’anciens poudriers.

Mais commençons par le commencement…dans les jours qui viennent vous rencontrerez d’abord d’anciens papetiers puis d’anciens laitiers.

 

 

 

3 commentaires sur “ANGOULÊME

  1. Quel plaisir de découvrir ton parcours. Et c’est là que l’on constate que, comme toujours, de vrais talents sont lents à émerger et représentent un vrai parcours du combattant.

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  2. Ce fut un long parcours du combattant, en effet, et j’imagine que ce milieu quelque soit le talent, n’est pas des plus accueillant, et qu’il faut continue à se battre, et ne pas baisser les bras, et c’est ce que tu as fait!, Chapeau, car il faut force, courage, et ténacité , et surtout du talent, ce que tu as, donc continue à y croire !J’ai hâte de voir ces documentaires Marlène!

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  3. Merci pour votre intérêt…je ne garde que les commentaires qui disent que j’ai du talent!!! J’espère surtout que vous aurez le même plaisir que j’ai pu ressentir en filmant toutes les personnes que vous allez découvrir à partir de maintenant. Rencontrer tout simplement.

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